Après leur victoire sur le Winter Sevens, les Seventise sont allés se confronter à la crème du rugby européen à l’occasion du tournoi historique de Melrose. (Crédit photo : Bryan Robertson Photography)

Première équipe française à s’engager sur un tournoi à l’étranger en 2022, les Seventise ont fait face à un tournoi relevé du côté de Melrose en Écosse. Et pour cause, parmi les joueurs présents sur le terrain, Tom Varndell (4 sélections avec l’Angleterre, ancien joueur de Soyaux-Angoulême), Max McFarland (160 matchs en World Series avec l’Écosse) ou encore Cecil Afrika (345 matchs en World Series avec l’Afrique du Sud), désormais bien connu des amateurs de sept français pour avoir participé à l’In Extenso Supersevens avec Monaco, étaient au rendez-vous. Un tournoi important donc, mais surtout historique, puisque Melrose demeure le lieu de création du rugby à 7. Depuis 1883, le village écossais accueille ainsi chaque année les passionnés de la discipline, lors d’un tournoi désormais de prestige. Pour les Seventise, il s’agissait lors de leur première participation en 2016 de lancer un clin d’oeil à leurs géniteurs : “Certains de nos parents ont participé à ce tournoi il y a quelques années. On trouvait donc l’idée sympa d’y retourner !”, explique Alexandre Rousset, le président de l’association.

Melrose, village écossais où le rugby à 7 fut créé en 1883.

En ce qui concerne 2022, nos amis français débutèrent le tournoi directement en huitièmes de finale face au club écossais de Musselburgh (situé proche d’Édimbourg). Un format traître, à élimination directe et un tournoi débutant seulement à 14h30 heure locale pour nos frenchies, loin des standards habituels…”Il y a 6 ans, nous étions attendus et nous les avions déçus”, poursuit Alexandre, frustré d’avoir été sorti d’entrée lors de la première participation de l’association. “Cette année, nous n’étions pas forcément attendus, et nous les avons surpris !”. Maîtrisant leur jeu, les Seventise ont en effet livré une première partie complète et appliquée, l’emportant ainsi 47 à 7 sur leurs adversaires du jour.

L’ambiance “sevens” bien présente autour du Greenyards, le stade de rugby de Melrose.
Le village du tournoi, où les spectateurs peuvent aussi suivre les matchs en direct.

 

Enchaînant à peine 2 heures plus tard, les joueurs du capitaine Max Blanc furent confrontés à la British Army, une équipe aguerrie et entraînée, grande habituée des tournois prestigieux en Europe et dans le monde. Après quelques échanges musclés dans le tunnel, le match sur le terrain vit lui les Seventise remporter la première manche 10 à 5. Malgré une nouvelle réalisation portant la marque à +12 pour l’association française, elle fut cette fois-ci victime de la dureté du 7 et de l’importance du moindre détail dans ce sport. Un carton jaune, des ballons importants laissés en route, et la formation britannique vint peu à peu rattraper son retard au score. Le match fut scellé sur un ultime essai des futurs vainqueurs du tournoi qui l’emportèrent finalement 24 à 17 sur nos malheureux français. Mieux qu’en 2016 pour l’association, même si ce résultat ne correspond pas aux attentes des champions de France en titre : “Le résultat est encourageant, mais il ne nous satisfait pas ! Nous n’avons désormais qu’une hâte, c’est de revenir l’année prochaine pour gagner le tournoi !”, s’exprime Alexandre qui affiche déjà les ambitions de son équipe. Il faut dire que la seule formation française ayant réussi à remporter ce fameux trophée fut la sélection des Barbarians Français en 1983. Une équipe menée par l’homme fort de l’époque Serge Blanco. 

Pour les Seventise, il faudra désormais basculer sur la saison chargée qui arrive pour eux et notamment le prochain gros challenge à l’étranger qui se profile : le tournoi d’Algarve au Portugal les 11 et 12 juin. Une compétition sur laquelle nous retrouverons un certain nombre d’associations francophones engagées…

Quelques Seventise accompagnés des joueurs de la British Army à l’issue du quart de finale perdu.
L’équipe au complète posant avec le trophée et leur flèche britannique Kane Bourge, joueur de la Royal Navy ayant finalement terminé et remporté le tournoi avec la British Army.