La dernière tournée du HSBC SVNS 1 débutera ce week-end par le Canada avec l’étape désormais incontournable de Vancouver. (Crédit photo : World Rugby)
Dernière ligne droite pour le HSBC SVNS 1. Le circuit mondial entamera ce week-end à Vancouver son ultime tournée dans le format actuel à 8 équipes, avant d’être rejoint par quatre formations féminines et masculines du HSBC SVNS 2, en avril pour disputer le HSBC SVNS World Championship.
L’enjeu pour les équipes ? Atteindre les trois premières places pour être tête de série à Hong Kong, le premier des trois tournois finaux qui aura lieu du 17 au 19 avril. C’est notamment l’ambition de France 7 Féminin, actuellement quatrième, qui bataillera avec les États-Unis, le Canada et le Japon, pour récupérer cette position idéale derrière les locomotives néo-zélandaises et australiennes. Tout reste jouable pour les Françaises qui n’ont que deux petits points de retard sur les Américaines.
Le choix a donc été fait de miser sur l’expérience pour cette tournée nord-américaine. Outre les retours de Valentine Lothoz et de Carla Neisen, laissées au repos en début d’année, le sélectionneur Romain Huet a aussi rappelé Yolaine Yengo, qui n’a plus porté le maillot bleu depuis les Jeux Olympiques de Paris 2024. Beaucoup de turnovers malgré tout, puisque sept joueuses ont été renouvelées pour ce premier rendez-vous. Noa Coudre et Hada Traoré reviennent également sur le devant de la scène, tandis que Marie-Aurélie Castel, internationale à XV mais qui n’a jamais porté le maillot de France 7 sur le circuit, et Alice Grandhomme, seront elles les novices de cette tournée. L’équipe de France sera emmenée ce week-end par Lou Noël-Rivier, qui obtient le capitanat pour la première fois.
Grâce à leur médaille de bronze obtenue à Perth, les Bleues s’évitent une partie de leurs concurrentes en poules. Elles entameront la compétition par le Japon, qui sera un premier test à valider impérativement, les Françaises n’ayant jamais perdu cette saison contre les Japonaises, avant de défier la Grande-Bretagne puis la Nouvelle-Zélande. Elles laissent ainsi l’Australie, les États-Unis et le Canada dans une poule B particulièrement relevée. Les Canadiennes se sont notamment renforcées pour ce tournoi à domicile puisque plusieurs médaillées olympiques fouleront la pelouse du BC Stadium comme Piper Logan, Florence Symonds, Charity Williams ou encore Chloe Daniels.


Du turnover aussi chez les garçons, puisque Paulin Riva et Antoine Zeghdar, blessés à Singapour, réintègrent l’effectif. Paulin Riva récupère ainsi son statut de capitaine. Aperçu l’année dernière avec le groupe, notamment lors de la finale à Los Angeles, Yerim Fall le joueur de l’ASM sera également du voyage. Comme du côté de leurs homologues féminines, les Bleus accueillent deux petits nouveaux puisque Lucas Oudard (Stade Aurillacois) et Maxim Granell (USA Perpignan) découvriront la scène internationale. Champions d’Europe l’été dernier, ils incarnent la relève de France 7 et seront à suivre de près pour cette grande première.
Pour les hommes de Benoît Baby, la troisième place semble elle plus difficile à atteindre, puisqu’ils accusent déjà un retard de huit points sur le troisième : la Nouvelle-Zélande. Le classement ne dépendra donc pas uniquement de la performance des Bleus. Mais avant toute chose, il faudra faire oublier la contre-performance de Perth (septième place) en rejoignant les demies. Ce qui ne sera pas aisé, dans une poule composée des Fidji (dernier finaliste), de l’Australie (troisième à Perth) et de l’Argentine (qui reste sur une victoire conséquente face à France 7). L’Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande feront de leur côté bien évidemment figure de favoris dans la poule A, même si l’Espagne pourra compter sur l’expérience de Manu Moreno et de Pol Pla notamment, pour peut-être aller chercher sa première demie.


Il faudra rester éveillés ce week-end pour suivre ce programme alléchant. Les finales auront elles lieu dans la nuit de dimanche à lundi, 02h34 pour les hommes et 3h08 pour les femmes.

