Déjà vainqueurs du HSBC SVNS 1, les Néo-Zélandaises et les Sud-Africains ont affirmé leurs ambitions à Hong Kong. France 7 Féminin a de son côté décroché une médaille pour la première fois dans l’histoire de ce tournoi mythique. (Crédits photos : World Rugby)

Les tournois se suivent et se ressemblent pour les Néo-Zélandaises et les Sud-Africains. Titrées sur le HSBC SVNS 1 en mars, les deux nations ont récidivé en remportant la première étape du HSBC SVNS World Championship à Hong Kong. Prenant ainsi les rênes de ce championnat.

Intraitables, les Black Ferns Sevens ont réalisé à nouveau un tournoi de très haut niveau. Même si après avoir survolé la phase de poules et le quart de finale face à l’Espagne (32-5), elles mettaient du temps à se défaire du Canada dans la demie. Un doublé de Stacey Waaka leur permettait finalement de prendre de l’avance à la pause (19-0), avant que Jorja Miller et Katelyn Vahaakolo ne viennent finir le travail (31-12). Opposées pour la septième fois consécutive à l’Australie cette saison en finale du tournoi, tombeuse de la France, les Néo-Zélandaises faisaient à nouveau preuve d’une solidarité exemplaire pour faire tomber les Aussies. Mahina Paul et Jorja Miller lançaient les hostilités, mais la réaction australienne signée Isabelle Nasser laissait planer la menace sur la Nouvelle-Zélande. Kelsey Teneti libérait finalement les siennes, avant qu’un ultime essai de Maddison Levi, trop juste, ne vienne sceller la fin du match (19-14). Les femmes en noir attaquent donc parfaitement cette nouvelle compétition et prenne déjà les commandes devant leurs voisines, une suite logique à l’image de la saison époustouflante qu’elles sont en train de réaliser.

N’ayant pas réussi à atteindre la finale, les joueuses de France 7 Féminin ont néanmoins réalisé un tournoi plus que convaincant en remportant la médaille de bronze, leur meilleur résultat dans l’histoire du tournoi. Portées par les retours non-négligeables de la capitaine Lili Dezou, mais aussi des olympiennes Anne-Cécile Ciofani et Chloé Jacquet, elles terminaient même leaders de leur groupe ce samedi, de quoi faire le plein de confiance pour attaquer ce circuit. Deux victoires maîtrisées sur l’Argentine (29-14) et l’Espagne (31-14) puis un succès étriqué contre les États-Unis (19-14) les envoyaient ainsi défier le Japon en quarts. Attaquant fort le début de match, les Bleues dominaient leurs opposantes sans trembler pour s’imposer 22 à 12 et rejoindre le dernier carré. Malheureusement, bien muselées par une équipe d’Australie très réaliste, elles s’inclinaient 26 à 5 en demies. Seul un essai de Marie-Aurélie Castel sauvait l’honneur dans cette rencontre rendue une nouvelle fois difficile. Mais à l’image de ce groupe persévérant, la réaction eut rapidement lieu lors du match pour la troisième place. Face à de dangereuses canadiennes, les Françaises livraient une prestation de haut rang pour dominer leurs adversaires 31 à 7. La jeune ailière du Stade Rochelais Anaïck Konyi inscrivait notamment un doublé pour punir le Canada et aider la France à remporter sa première médaille sur le sol hongkongais. Le défi sera désormais de conserver cette précieuse place sur le podium, qui sera fortement convoitée lors des prochains tournois.

Sur le circuit masculin, les Sud-Africains réalisent à nouveau la bonne opération, même si leur parcours a bien été semé d’embûches. Peu inspirés dans leur première rencontre, ils ne s’imposaient que 12 à 7 face à l’Uruguay, avant d’être punis par une redoutable équipe espagnole (12-31), qui a décroché le bronze. Piqués au vif, ils humiliaient l’Argentine par la suite (38-0) pour s’assurer une bonne place en quarts. Mais dans un derby africain face aux surpuissants kenyans, ils peinaient à obtenir leur ticket pour la demie. Dans une fin de match haletante, un ultime essai de l’expérimenté Siviwe Soyizwapi libérait les Blitzboks (26-22), au grand désarroi du Kenya, qui aurait pu créer l’exploit. La demie fut elle menée plus sérieusement face à la Nouvelle-Zélande. Menant 26 à 0, les Sud-Africains n’étaient rejoints qu’en toute fin de rencontre par les All Blacks Sevens, insuffisant néanmoins pour s’imposer (victoire 26-14 de l’Afrique du Sud). L’heure était donc à la finale face à l’Argentine, pour la deuxième fois cette saison, les deux nations ayant été opposées à Cape Town dans le dernier acte. D’entrée de jeu, Tristan Leyds, le joueur de cette finale, trouvait la solution, suivi par Selvyn Davids. Les Pumas Sevens répondaient avant la mi-temps par Santiago Zangara (14-7), mais les assauts des Blitzboks étaient bien trop durs à contrer. Ryan Oosthuizen, Selvyn Davids et Shilton van Wyk inscrivaient trois nouveaux essais pour offrir une victoire logique à la nation arc-en-ciel : 35 à 7. Leur quatrième succès consécutif cette saison, et surtout le premier sur le HSBC SVNS World Championship, de quoi faire un premier bond en avant vers un nouveau titre.

Les Français ont en revanche pris un mauvais départ à Hong Kong. Malgré un bon début en phases de poules et deux victoires méritées face à la Grande-Bretagne (22-7) et l’Allemagne (35-0), une très courte défaite contre les Fidji (26-24) allait faire subir aux Bleus leur premier coup d’arrêt. À partir de là, ils ne parvenaient pas à redresser la barre. Très indisciplinés, à l’image du capitaine Paulin Riva exclu en quarts contre la Nouvelle-Zélande, les joueurs de Benoît Baby s’inclinaient 19 à 10 dans un match où ils n’auront pas su rivaliser. Opposés ensuite au Kenya pour la première fois cette saison, l’histoire se répétait. Si Maxim Granell laissait apparaître une lueur d’espoir avant la mi-temps (7-7) une seconde période à sens unique voyait les Kenyans prendre le large pour s’imposer 21 à 7, laissant les Français prendre la huitième place de ce tournoi. Il faudra ainsi vite réagir à Valladolid (29-31 mai) pour espérer encore jouer le titre à Bordeaux (5-7 juin) et surtout, se détacher de la zone de relégation qui se trouve juste derrière !